Fantômes

Ils sont une nuque nue, sur laquelle tombe
Des rayons dardant de chevelure blonde ;
Ils sont des yeux de ciel desquels on décerne
Une pétulance ardente, et quelques cernes ;

Ils sont une fine démarche féline et fluide,
A l’effet entremêlé : brûlante et humide ;
Ils sont des fantômes enfantés par des rien,
Par la lueur vide d’un bougeoir d’étain éteint ;

Ils sont des corps creux et morts qu’aimer trop étreint,
Des ombres de toi dans les quais, métros et trains.
Ils sont ceux dans lesquels mon âme entière s’enlise,
Qui, habitant de mon crâne eux-même s’Elise.

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