Nymphe

A l’heure ou les rêves s’étrennent
Meurent, pour sans cesse renaître,
Elle, sans aide, à seize ans à peine
Se perche sur seize centimètres.

D’un pas hardi elle marche
Vers le paradis et l’enfer,
Là où les réverbères crachent
Leur si lapidaires lumières.

Ses seins sont haut, son âme lasse,
Ses cils sont faux, ses lèvres criardes.
Elle ajuste sa jupe trop basse
Que d’injustes juges regardent.

Douce source sourde et froide
D’où sourde, sous un prude effroi,
L’envie brute d’un mâle roide,
D’être le prédateur et la proie.

Absurde vasque vespéral sans fond
Lèvres en gaine sur ses crocs soumis
Elle aspire en elle les pulsions
Qu’elle provoque et assouvit.

Une réflexion sur « Nymphe »

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